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Même les méchants rêvent d’amour

de Anne-Gaëlle Huon

Jeanine a la mémoire qui s’effrite lentement mais sûrement. Alors pour sa petite-fille, elle décide de consigner tous ses souvenirs dans un carnet qu’elle lèguera à Julia le moment venu.
Mais suite à une chute, Jeanine quitte sa maison pour la Bastide du Figuier, une maison de retraite qui donne presque envie de s’y installer.
Julia arrive à son chevet et en s’installant chez sa grand-mère trouve le carnet.
Au début mal à l’aise de le lire, elle va vite comprendre que Jeanine a de sombres secrets.
Elle veut donc comprendre qui était vraiment son aieule et va fouiller dans son passé.

3 avril, jour de sortie en librairie. Comme tout le monde j’achète ce livre. Sans lire la 4e, sans réfléchir. Comme dans un film où les regards se croisent et boum, une évidence. Il me le faut.
Des jours que je like sans les lire (oui c’est maaal), les chroniques qui fleurisssent sur la blogosphère, que je zappe le premier chapitre offert par l’éditeur. Je ne veux RIEN savoir. En fait, je sais déjà !
Je sais déjà que je vais me perdre dans cette histoire qui va m’émouvoir, m’attendrir, réveiller des souvenirs.

Ce livre est venu avec moi à Londres, mais trop de bruit dans l’Eurostar, le soir, trop fatiguée, je veux savourer.
Puis soudain, c’est LE moment. Oubliez-moi, je ne suis plus là, je m’installe, je plonge.

Comme lors de la lecture du roman précédent, je suis dedans directement.
J’ai pu m’imaginer clairement Jeanine et sa maison, son village, ses amis.
La place du marché et le vieux Flavio, les bonnets de laine tricotés par Madeleine.
J’ai eu envie de spaghetti à la truffe et de promenades dans la garrigue avec un ami comme Félix. Tout est là ! Et, on entend même les cigales.

J’ai vu Julia, perdue, et en quête d’elle-même qui n’imaginait pas un instant le passé compliqué de sa grand-mère.
Et Lucienne. Mon dieu, Lucienne …

J’ai vraiment beaucoup aimé les passages du carnet de Jeanine racontant sa jeunesse, sa rencontre avec Lucienne, la faim pendant la guerre, son père mal aimant, sa mère bien aimée et Jean. Mon dieu, Jean …

Et ses listes de choses à ne pas oublier !

C’est un roman qu’on lit sans s’arrêter, une magnifique histoire de transmission pleine de poésie dont tous les personnages sont attachants. Une histoire qui inévitablement nous fait penser à nos grand-mères quand on a la chance de les avoir connues. Qui en tout cas, me fait penser à la mienne qui a vécu la même guerre et probablement connu un premier amour aussi émouvant, qui faisait le meilleur minestrone et me racontait les opéras comme histoire du soir mais qui n’a pas eu le temps de rédiger des carnets.

Un gros coup de cœur.

Anne-Gaëlle Huon est mon auteure BFF*. Et vous, qui est le/la vôtre ?

* Best Friend Forever

Éditions Albin Michel – avril 2019 – 360 pages

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