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Le Pont d’argile

de Markus Zusak

« Il était une fois la merveilleusement loufoque famille Dunbar…

Chez les Dunbar, on vit un joyeux bordel : sans parents, sans règles et entouré d’animaux.

Cinq frères dont le quotidien n’est que fourberies, défis en tout genre, et coups de cœur.

Mais aujourd’hui, le père qui les a abandonnés revient avec une demande étrange :
Lequel de ses garçons acceptera de construire un pont avec lui ?

Tous s’indignent, sauf Clay, le fils du milieu, le plus fragile.

Mais pourquoi accepter cette main tendue d’un père qui est parti ? »

Découverte d’un auteur. J’ai vu le film « La Voleuse de livres » mais je n’avais pas lu le livre et ne connaissais pas la plume de Markus Zusak.

Plume un peu déconcertante, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire tant le récit est décousu. Cela ressemble à une histoire racontée à haute voix avec des interruptions, des coupures de rythme, des retours en arrière, des plongées en avant avec en toile de fond les réflexions du narrateur. Narrateur que j’ai également eu du mal à identifier.

Par contre, une fois que l’on a compris « comment cela fonctionne », on rentre dans le quotidien de cette famille vraiment pas comme les autres, composée de cinq frères tous très différents, mais s’aimant inconditionnellement, vivant au jour le jour entourés de toutes sortes d’animaux dont un mulet et où le coup de poing est élevé au rang d’art.
Famille vivant au rythme des courses de Clay, le quatrième, organisées tous les samedis par ses frères et de celles de Carey, hippiques celles-la. L’âme sœur de Clay.

L’équilibre tout relatif de cette fratrie va être mis à mal par le retour de l’Assassin, leur père, qui revient leur demander de l’aide pour construire un pont. Il revient après les avoir abandonné sans explications au décès de leur mère.

Seul Clay accepte, prenant le risque de tout faire voler en éclats. Clay, le fil rouge de toute l’histoire, qui ne parle pratiquement pas, qui ne se sépare jamais d’une pince à linge, qui lit en boucle la biographie de Michel-Ange et connait la légende du Pont du Gard, qui passe tout son temps libre sur le toit de la maison ou sur l’ancien matelas de ses parents abandonné dans un champ de courses hippiques…

Petit à petit, on arrive à remettre tout dans l’ordre, on découvre l’histoire de leurs parents et pourquoi ils en sont tous là. On va au bout de ce pavé de 600 pages car on veut absolument savoir pourquoi ils surnomment leur père l’Assassin, pourquoi un jeune homme ne quitte jamais une pince à linge, pourquoi ils ont un mulet et un pigeon comme animaux de compagnie ayant comme noms les héros grecs de l’Odyssée et de l’Iliade. Et surtout pourquoi construire un pont ?

Au final, un avis mitigé car la lecture n’est vraiment pas fluide, mais une formidable histoire d’amour. Amour fraternel magnifique, Amour de cinq fils pour leur mère, Amour adolescent qui restera l’amour d’une vie.

Il faudra que je lise « La Voleuse de livres » pour me forger une opinion sur l’auteur.

Le Pont d’argile – Markus Zusak – Éditions Calmann Levy – février 2019 – 572 pages

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