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L’Aile des vierges

de Laurence Peyrin

Oh. My. God. Oubliez Reth Buttler ou Mr Darcy, Sir John est dans la place.

Directement après la Seconde Guerre Mondiale, nous suivons le quotidien de Maggie Fuller dans un manoir de la campagne anglaise alors que rien ne la destinait à être domestique.
Elle, biberonnée aux slogans féministes, fille et petite fille de suffragette, doit abandonner ses rêves d’études de médecine pour s’occuper d’un mari brisé par un accident.
Mari qui lui fera vite regretter son dévouement.

Un veuvage plus tard et contrainte par l’époque, elle se retrouve femme de chambre à Sheperd House.
Et ce domaine est, TADAM, la propriété de Sir John Lyon-Thorne. Hybride entre Rhett Buttler, Mr Darcy et Denys Finch Hatton. Oula la, chaud devant, jai retrouvé mes 17 ans, et ça c’était vraiment très très bien.

Ambiance à la Downtown Abbey, joutes verbales, jeux de pouvoir et de séduction. Bref Bonheur.
En tout cas pour la première partie. La seconde raconte la 3e vie de Maggie, un peu moins haletante mais on enchaine les chapitres jusqu’au bout de la nuit pour connaitre le destin de cette femme révoltée qui ne se laisse diriger par personne. Et on espère, on espère !

L’auteure, (Laurence Peyrin, je vous aime) brosse le portrait d’une époque où tout restait à faire au niveau social, tant pour la lutte des classes que pour la place des femmes dans la société.
L’héroïne est un croisement (décidément) entre Scarlett O’hara et Erin Brokovich. Elle est piquante, fougueuse, rebelle avec une cause à défendre, sa liberté de choix.

Alors livre romantique oui, mille fois oui. Mais on est loin de la romance à l’eau de rose pour midinettes où une fille sans consitance ni cervelle se pâme d’amour après 3 pages.

Découverte d’une plume qui m’a cueillie dès le premier chapitre. J’étais dedans, tout de suite et jusqu’au bout. Il y a bien quelques chapitres moins prenants au milieu, il faut bien respirer, mais (ATTENTION SPOILER) l’auteure a décidé qu’elle ne pouvait pas me perdre sur la fin. Soupir heureux.

Éditions Calman-Levy – mars 2018 – 468 pages

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