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Ciao Bella

de Serena Giuliano

Anna a peur – de la foule, du bruit, de rouler sur l’autoroute, ou encore des pommes de terre qui ont germé… Et elle est enceinte de son deuxième enfant. Pour affronter cette nouvelle grossesse, elle décide d’aller voir une psy. 
Au fil des séances, Anna livre avec beaucoup d’humour des morceaux de vie. L’occasion aussi, pour elle, de replonger dans le pays de son enfance, l’Italie, auquel elle a été arrachée petite ainsi qu’à sa nonna chérie. C’est toute son histoire familiale qui se réécrit alors sous nos yeux… 
À quel point l’enfance détermine-t-elle une vie d’adulte ? Peut-on pardonner l’impardonnable ? Comment dépasser ses peurs pour avancer vers un avenir meilleur ?

Alerte coup de cœur, livre à mettre d’urgence en haut de votre PAL.

J’ai ri aux éclats, parfois aux larmes, j’ai pleuré à la fin, je me suis identifiée à Anna à certains moments de sa vie, j’ai refermé ce livre fatiguée d’avoir, en un après-midi, eu autant d’émotions à gérer.
Fatiguée mais heureuse. Qu’est-ce que j’ai ri ! De son ironie puissance mille, de ses angoisses absurdes, de ses maladies imaginaires, de ses complexes de mère imparfaite.

J’ai adoré. Un énorme coup de cœur.

En suivant Anna au cours de ses séances chez sa psy, racontant son enfance difficile et les blocages que cela a provoqué dans sa vie d’adulte, l’auteure amène un questionnement sur notre propre vie.
Particulièrement sur ce que nous croyons devoir faire dans la vie par rapport à ce que nous voudrions vraiment faire. Que se laisser aller, demander de l’aide et faire confiance, oser fermer des portes et en ouvrir d’autres peut déclencher un tourbillon et conduire au bonheur.
Elle aborde aussi, très légèrement mais avec drôlerie et efficacité, plusieurs sujets de société comme le racisme, la religion, la place des femmes.
Et rend à l’amour et à l’amitié la place qu’ils méritent.

Vraiment, Serena Giuliano,  ti voglio bene .

Moment choisi :

Plutôt crever que de remonter dans un avion avec deux enfants. J’ai voulu me déhubloter. C’est comme se défenestrer mais depuis un hublot. Sauf que c’est hyper compliqué : déjà, parce que ça ne s’ouvre pas, ces trucs, et, en plus, même si j’étais parvenue à l’ouvrir, il faut se rendre à l’évidence, c’est beaucoup trop petit. Mes fesses ne passeraient pas et je resterais coincée, la tête dehors, babines au vent, paupières retournées, le reste dedans… J’aurais l’air con, sérieux. Bref, j’ai abandonné l’idée et je suis donc toujours en vie.

 

Je pense que je vais le relire et essayer de retenir quelques punchlines.

Conseil d’amie, FONCEZ !

Cherche Midi – mars 2019 – 280 pages

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